Si au quatrième acte il ne s’assied point, c’est qu’à la colère a succédé l’inquiétude, nouveau

Si par impossible on pouvait arriver à une vérité absolue et nous représenter nos tragédies dans les véritables costumes des contemporains de Thésée ou de Périclès, de Tarquin ou d’Auguste, nous ne les trouverions nullement ressemblants à ceux que nous propose notre imagination, et l’artiste en nous réclamerait avec raison contre ce mépris et cet oubli de l’idéal.

Pièces où domine l’imagination. Il suffit de rappeler l’engouement peu justifié du public, à toutes les époques, pour tel poète ou pour telle oeuvre dramatique.

Nous examinerons, dans ce chapitre, les rapports de la mise en scène avec ce que nous avons appelé la fantaisie.

Bien au contraire, la représentation nous apporte souvent un désenchantement en quelque sorte prévu. Tout drame ou toute comédie était un conflit psychologique et moral et mettait en présence des êtres qui, sous des apparences réelles, n’étaient qu’idéalement vrais. Or, en physiologie, ou en psychologie, comme on voudra, on admet, en se basant sur des séries d’expériences pour ainsi dire quotidiennes, et que chacun peut contrôler par ses propres observations, que notre attention, ordinairement diffuse et mobile, peut, en se concentrant sur des impressions reçues par notre esprit ou sur des sensations éprouvées par un de nos organes, nous rendre insensibles à tout ce qui ne se rapporte pas exclusivement soit à ces impressions intellectuelles, soit à ces sensations organiques.

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